Mardi 9 décembre 2008
2
09
/12
/2008
10:10
Mon oncle, mon "parain" vient de décéder.
Nous avons été très proche durant mon enfance, puis beaucoup moins durant mon âge adulte.
Cependant, chaque fois que je le revoyais, la même relation proche, emprunte de plaisanteries refaisait surface.
Nous nous ressemblions, tant physiquement que de caractère.
Il avait 67 ans.
Mes cousins m'ont demaandé de lui lire un poême.
Ca parle un peu de Dieu, mais tant pis, c'est le fond qui est important :
Nous n'avons jamais su
Nous n'avons jamais su vraiment ce que tu pensais
sur plein de choses pourtant essentielles.
Tu ne parlais jamais de Dieu,
mais tu allais à l'église de temps en temps
pour dire adieu à tes amis quand ils mourraient,
pour partager la joie de ceux qui se mariaient,
pour accueillir les enfants de la familles ou des amis
quand on les baptisaient
et pour les entourer plus tard
quand ils faisaient leur première communion.
Aujourd'hui, tes proches te disent adieu
et espèrent que silencieusement tu as rejoint
ceux que tu aimais,
ceux dont tu avais partagé le travail, les soucis,
ceux que tu avais aidés ou qui t'avaient rendu service.
Demain, plus tard ils partiront aussi.
Mais ce jour-là, ils espèrent te retrouver, ils viendront
silencieusement s'asseoir auprès de toi dans la maison de Dieu
Bonne route...